MANON LORTIE, chapelière
Cette chapelière, visagiste, designer, feutrière est animée par la recherche constante de l’équilibre et du désir intense de fusionner art et créativité. Ses chapeaux, qualifiés de sculptures haut de gamme, sont créés sous l’inspiration du moment, résultant d'un effet de symbiose entre mouvement et matière: paille, feutre, dentelle, fourrure, jute, laine et autres fibres viennent aisément s’animer sous sa main. Ces couvre-chefs, de géométrie variable, s’orientent vers la naissance de plusieurs chapeaux en un seul : un simple pivotement du chapeau et, comme par magie, une nouvelle création émerge.
 
Sa passion pour la conception de pièces uniques est, de toute évidence, alimentée par une quête intense de renouvellement, un flux créatif illimité et un irrésistible intérêt à créer la différence. Elle bénéficie maintenant d’une renommée régionale, provinciale, nationale et internationale par sa présence aux différents salons de métiers d’art et sa participation lors de concours nationaux et internationaux. Toujours attirée par de nouveaux défis, ses participations lui ont ouvert de nouvelles portes, autant sur le plan créatif que sur le plan reconnaissance artistique, lui permettant d’accéder à cet autodépassement qui l’anime.
 
À tire d'ailes
À la suite de l’interdiction de passer des plumes aux douanes américaines pour exposer au Salon Métiers d’Art du Musée d’Art de Philadelphie, elle ressent un irrésistible besoin d’ajouter des plumes à ses chapeaux… Elle décide alors d’outrepasser ce règlement et répond à cette soudaine impulsion en créant l’effet de plume par découpage de lanières dans le feutre. La ressemblance entre le couvre-chef et l’oiseau devient alors évidente et se transforme en source d’inspiration idéale pour la propulser vers un autre imaginaire à inventer. Elle fouille dans le «Petit Larousse» et dans le «Guide d’identification des Oiseaux de l’Amérique du nord»: elle n’en finit plus de créer des liens entre les termes de la chapellerie et le lexique de l’ornithologie. Elle passe du bord de chapeau au bord de fuite, du quiscale au quiscasque, du corbeau au corbonnet, etc. Voilà la chapelière en migration vers ce climat favorable à la création d’œuvres d’expression. D’un nid de chapeaux, naît l’oiseau aux plumes inventées. De la plume inventée, découpée dans le feutre de poil, est née la collection « À tire d’ailes », encore près de la technique conventionnelle de moulage de feutre de poil.

 

 Photographies de l'exposition »  et du vernissage »

        

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